371. Mais quand il n'est pas question d'une action antérieure qui soit la cause de la suivante, ou en d'autres termes, lorsqu'on ne fait pas un récit, quum employé comme particule de temps, se construit avec tous les temps de l'indicatif.
Qui non defendit injuriam neque propulsat a suis, quum potest, injuste facit (Cic. de Off. III, 18)
Sed da operam, ut valeas, et si valebis, quum recte navigari poterit, tum naviges
Verres confecto itinere, quum ad aliquod oppidum venerat, eadem lectica usque in cubiculum deferebatur
(action souvent répétée ; il avait coutume, de le faire ainsi).

372. L'usage de quum, employé comme conjonction de temps, donne lieu aux remarques sùivantes :
1) Quum avec l'indicatif du parfait et de l'imparfait, s'emploie pour les actions simultanées, et se traduit par pendant que, tandis que. Cette simultanéité est encore mieux indiquée par l'addition de interea, interim. Le parfait se met lorsqu'on fait un rapport historique, l'imparfait lorqu'on trace un tableau ou qu'on donne une description de quelque chose.
2) Quum, surtout avec le présent de l'indicatif, mais aussi avec les autres temps du même mode, donne de la vivacité au récit ; le premier membre de la phrase commence alors ordinairement par jam, nondum, vix, ægre, et l'on ajoute à quum, repente ou subito :
Catulus, quum ex vobis quæreret, si in uno Cn. Pompejo omnia poneretias, si quid eo factum esset, in quo spem essetis habituri : cepit magnum suae virtutis fructum ac dignitatis, quum omnes prope una voce in eo ipso vos spem habituros esse dixistis
Cædebatur virgis in medio foro Messanæ civis Romanus, Judices, quum interea nullus gemitus, nulla vox alia astius miseri inter dolorem crepitumque plagarum audiebatur, nisi hæc : civis Romanus sum
Jamque, qui Darium vehebant equi, confossi hastis et dolore efferati, jugum quatere et regem curru excutere cœperant, quum ille, veritus ne vivus veniret in hostium potestatem, desilit, et in equum, qui ad hoc sequebatur, imponitur
Jam in conspectu, sed extra teli jactum utraque acies erat, quum priores Persæ inconditum et trucem sustulere clamorem.


Chapitre XI
L'impératif

373. L'impératif a deux formes à l'actif et autant au passif dont l'une a été nommée par les anciens impératif du présent, l'autre impératif du futur. Ces deux formes expriment non seulement un ordre, mais aussi un conseil, un désir ou une exhortation. Voici la différence de l'emploi des deux impératifs.
L'impératif du présent indique qu'on veut, ou bien que quelque chose se fasse immédiatement et sur le champ : lege, lis ! ; morere, meurs ! ou bien que ce qui existe déjà existe et dure encore plus long temps : vive felix !.