223. Les verbes qui désignent les changements du temps et l'état du ciel sont impersonnels. On les explique par l'omission des sujets deus ou cœlum qui se trouvent même assez souvent exprimés. Voici les plus importants de ces verbes :
pluit, il pleut.
tonat, il tonne.
ningit, il neige.
lucescit, il se fait jour.
grandinat, il grêle.
vesperascit, il se fait soir; le soir s'approche.
lapidat (lapidatum est), il pleut des pierres.
advesperascit, il se fait soir; le soir s'approche.
fulgurat, il fait des éclairs.
fulminat, la foudre tombe.

224. Outre ces impersonnels proprement-dits il y en a quelques autres qui ont encore la troisième personne du pluriel. Les voici :
libet (lubet), libuit et libitum est, -ēre il plaît.
licet, licuit et licitum est, -ēre il est permis.
decet, decuit, -ēre il convient, il sied.
dedecet, dedecuit, -ēre il ne convient pas.
liquet, licuit, -ēre il est évident.

225. On emploie impersonnellement la troisième personne du singulier du passif de beaucoup de verbes neutres qui n'ont pas de passif personnel, comme ventum est, on vint et la troisième personne du singulier de l'actif de quelques verbes transitifs et intransitifs avec un changement de signification, comme :
interest, refert il importe.
delectat, iuvat il réjouit.
expedit il est utile.
accidit, fit, evenit, contingit il arrive.
accedit il s'ajoute.
attinet, (ad aliquid) il regarde.
conducit il est avantageux.
constat il est certain.
convenit il convient.
fugit, præterit il m'échappe.
placet, præstat, restat il reste.
vacat (avec infinitif), le temps me permet.
est (pour licet), il est permis.
Les verbes impersonnels n'ont point d'impératif ; ils remplacent ce mode par le présent du subjonctif, comme pudeat te, aie honte. Les participes et par conséquent les formes qui en dérivent et le gérondif manquent aussi dans ces verbes.