335. Mais si l'on n'a encore employé dans la phrase aucun futur, et que la construction demande le subjonctif du futur, on se sert alors du participe futur actif, avec le temps convenable de esse ; par exemple Non dubito quin rediturus sit, qu'il ne doive revenir, ou quin rediturus fuerit, qu'il n'ait dû revenir ; Non dubitabam quin rediturus esset, qu'il ne dût revenir, ou quin rediturus fuisset, qu'il n'eût dû revenir.
Enfin, on peut aussi faire usage de la périphrase futurum sit ou esset, suivie de ut pour marquer l'avenir : Nescio, num futurum sit, ut cras hoc ipso tempore jam redierit ; Nesciebam, num futurum esset ut postridie eo ipso tempore jam redisset. Cette périphrase est surtout nécessaire pour le passif, dont le participe futur a la signification de devoir, et ne peut pas exprimer le simple futur : Non dubito quin futurum sit ut laudetur, je ne doute pas qu'il ne soit loué ; Multi non dubitabant, quin futurum esset, ut Cæsar a Pompejo vinceretur.

336. La conjugaison périphrastique, c'est-à-dire, celle qui est formée avec le participe futur actif et l'auxiliaire esse, exprime l'intention ou la volonté de faire une action qui n'est pas encore commencée. Cette conjugaison comprend, comme on l'a vu plus haut, tous les temps de la conjugaison simple, à l'exception du futur passé dont on n'a pas trouvé d'exemple. Du reste il y a peu de chose à remarquer : scripturus sum signifie je suis sur le point, dans l'intention d'écrire ; scripturus eram, j'étais dans l'intention d'écrire ; scripturus ero, je serai sur le point d'écrire.

337. Le participe futur en -ndus, qu'on pourrait nommer participe de nécessité, forme, avec les temps du verbe esse, une conjugaison particulière qui exprime l'obligation et non pas l'idée de futur, car epistola scribenda est signifie : une lettre doit être écrite, et non pas une lettre sera écrite, ce qui s'exprimerait par le futur, epistola scribetur. Les temps de cette conjugaison sont les mêmes que ceux du verbe auxiliaire esse, et ne s'écartent pas de la règle générale.

338. Le parfait des latins répond indifféremment à chacune des deux formes que ce temps revêt dans les verbes français, et c'est le sens général de la phrase qui détermine comment il doit se traduire : Quinas heri scripsi literas, j'écrivis hier cinq lettres ; Multa ad eum de hoc casu scripsi, je lui ai écrit beaucoup de choses sur cet accident. Dans le premier cas nous avons employé le parfait défini, pour raconter un événement passé ; dans le deuxième le parfait indéfini sert à tirer un résultat de ce qui est arrivé autrefois et à l'adapter au temps présent.
Si l'on se transporte par la pensée dans le passé, en sorte que l'action soit pour ainsi dire présente, on se sert en latin, comme en français, du présent au lieu du passé. Les écrivains animent souvent leur récit par cette figure ; dans l'exemple suivant, ce présent historique est tour à tour suivi du présent et de l'imparfait, mais en général on peut regarder l'imparfait comme plus usité :